07/09/1999 18:47 Il y a : 19 yrs

La Ville de Luxembourg dans les films de René Leclère

Catégorie : 62/1999 - Euro 62/1999 - Euro
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?En 1929, René Leclère réalise en Belgique ?Un clown dans la rue", un film de fiction, malheureusement perdu. Entre 1937 et 1940, il tourne toute une série de documentaires sur le Grand-Duché de Luxembourg, dont ?II est un petit pays" (1937), ?Ardoises" (1938), ?Garçon.... un bock!" (1938), ?Circulez" (1939) et ?La chanson de l'eau" (1940). Après la guerre, Leclère revient à. la charge e.a. avec ?Visages du Luxembourg" (1950) et ?Au pays des châteaux" (1950), des visions nostalgiques du Grand-Duché des années 30, qui sont constituées quasi exclusivement de plans extraits de ses productions d'avant-guerre, mélangés à. des images d'archives inédites. Si dans un contexte d'absence totale de tradition et d'infrastructure cinématographiques au Grand-Duché, René Leclère réussit néan-moins à. réaliser au cours des années 30 une demi-douzaine de films dans son pays d'origine, c'est que plusieurs circonstances lui facilitent la tâche. D'un côté, il profite des bons contacts personnels et même amicaux, dus essentielle-ment à ses origines familiales, qu'il entretient avec un certain nombre de représentants influents des ?forces vives" (hommes politiques, notables, industriels, etc.) du pays. A cela s'ajoute le fait que Leclère est le seul Luxem-bourgeois à. disposer d'une réelle expérience cinématographique, ainsi que de contacts précieux avec les milieux professionnels français et belge. Il profite également du regain de patrio-tisme au Grand-Duché, au moment où la 22 Juriste, poète, scénariste, auteur de pièces de théâtre en langue luxembourgeoise, journaliste, attaché de presse, critique cinématographique, membre actif de l'Assoss et de ?La Mansarde", président du C.S. ?Le Stade" de Dudelange et réalisateur de films, ce neveu d'Emile Mayrisch peut être considéré comme le premier cinéaste professionnel luxembourgeois. La Ville de Luxembourg dans les films de René Leclère menace d'une guerre qui risque de mettre en péril l'indépendance du pays, pèse lourdement sur l'Europe. Dans un tel contexte d'incertitude, on voit croître un intérêt croissant des Luxem-bourgeois pour leur patrimoine historique, linguistique, culturel, économique et naturel, qui va de pair avec une conscience accrue de leur identité nationale. C'est dans ce même contexte historique qu'il faut comprendre l'intervention de plus en plus massive de l'Etat dans le domaine touris-tique à. cette époque. Le Gouvernement essaie e.a. d'orchestrer ?une meilleure structuration de l'organisation touristique" du pays. On assiste à. un véritable ?réveil de la publicité touristique"' au Grand-Duché. Entre 1929 et 1939, le budget destiné à. la promotion du tourisme passe de 300.000 à 700.000 francs. Sans devenir un véri-table pilier de la propagande touristique luxem-bourgeoise, le cinéma commence à jouer à la fin des années 30 un rôle non négligeable dans ce domaine.' En tant que cinéaste, René Leclère profite également de la volonté politique de faire décou-vrir aux étrangers, tout comme aux Luxembour-geois eux-mêmes, les richesses du Grand-Duché. ?II est un petit pays" (1937): ?Quelques critiques: Le numéro de la Schobermesse est à refaire" En 1936, le commissaire général luxem-bourgeois de l'Exposition mondiale de Paris, Léon Laval-Tudor, un parent éloigné de René Leclère, charge le cinéaste luxembourgeois de la réalisation d'un film touristique destiné à faire de la publicité pour le Grand-Duché: ?II est un petit pays". Essayant d'éviter les clichés repris par les films touristiques conventionnels, René Leclère opte pour une approche recherchée. Au lieu d'aligner simplement des vues de cartes postales statiques, il invite le spectateur à accompagner deux touristes étrangers (interprétés par Micky Damrémont, l'actrice principale de ?Un clown dans la rue" que Leclère avait réalisé en Belgique quelques années plus tôt, et par Marcel Grignon, le chef opérateur du film) pendant une prome-nade en voiture à travers le Grand-Duché. Hormis quelques rares plans fixes, la quasi-tota-lité de ?II est un petit pays" est filmée en mouve-ment, à l'aide de panoramiques mais surtout de travellings, qui confèrent au film une dynamique qui fait défaut à beaucoup de productions du même genre réalisées à. l'époque. La randonnée est commentée en voix off par le très populaire speaker français Marcel Laporte. La partition musicale du film est composée par Raymond Legrand, qui fait partiede la fameuse formation musicale ?Les Collé-giens" du chef d'orchestre Ray Ventura, une des stars du music-hall français de l'époque qui assure d'ailleurs la «direction musicale» de ?II est un petit pays". L'équipe autour de Leclère comprend aussi un Luxembourgeois. Le poste d'assistant de pratiquement tous les films de Leclère est en effet occupé par le journaliste Evy Friedrich, un des cinéphiles les plus assidus du Grand-Duché. Après avoir mis en valeur pendant environ une demie heure les beautés naturelles et archi-tecturales du pays, en soulignant le caractère féerique de cet ?îlot de paix et de bonheur", Leclère consacre une bonne dizaine de minutes à. .la ville de Luxembourg. Il accumule les vues pittoresques de la capitale, insistant plus particu-lièrement sur le Viaduc, le pont Adolphe, la Grand-Rue (? principale artère de la ville" avec ses ?beaux magasins, ses salons de thé et ses pâtisseries"), le palais grand-ducal, le marché très animé de la place Guillaume et surtout les ?vestiges d'une époque disparue" tels que la corniche, les vestiges de la forteresse, la chapelle de St. Quinn, i la vieille ville et les faubourgs. Au niveau de la forme, la séquence de fin consacrée à la «Schueberfouer» est d'un intérêt particulier. René Leclère l'a conçue comme un véritable «clip musical», cherchant à bien visua-liser le caractère animé et agité d'une fête foraine. Filmant avec deux caméras, il juxtapose dans un montage alterné des images où on voit son chef opérateur Marcel Grignon en train de manipuler la caméra devant et sur la «roue géante», avec les images effectivement prises par Grignon à. ce moment-là. L'influence de ?L'homme à la caméra", film d'avant-garde soviétique réalisé par Dziga Vertov en 1929, est flagrante. L'audace visuelle de Leclère sur ce bout de film ne fait pas l'unanimité. Certains spectateurs ne semblent pas avoir apprécié ou compris le choix esthétique du cinéaste luxembourgeois. Le quotidien en langue française «Luxembourg» estime ainsi, après avoir vanté les qualités de l'ensemble du film, que ?le numéro de la Schue-bermesse est â refaire."' ?II est un petit pays", le premier film sonore luxembourgeois, passe non seulement dans plusieurs cinémas du pays, mais il est présenté aussi dans plusieurs salles parisiennes ainsi qu'A l'exposition universelle. A l'instar de ?II est un petit pays", pratique-ment tous les films que René Leclère va réaliser dans la suite, contiennent, généralement vers la fin, des prises de vues pittoresques de la ville de Luxembourg, sans pourtant que la capitale n'oc-cupe une place centrale. Il n'en va pas de même avec ?Circulez" (1939), le quatrième film luxem-bourgeois de Leclère, qui se situe entièrement dans la ville de Luxembourg. ?Circulez" (1939): ?Ein Meister-werk der Propaganda für die Felsenstadt Luxemburg" L'histoire de la production de ce premier film en langue luxembourgeoise remonte jusqu'en 1937. Essayant de battre le fer tant qu'il est chaud et de profiter de l'accueil positif de ?II est un petit pays", René Leclère propose à. son ami Marcel Cahen, député-échevin et président de la commission de la circulation de la Ville de Luxembourg, la réalisation d'une série de ? films d'éducation civique."' Il envisage de commencer la série avec un film qui s'intitulerait ?Les 10 commandements du piéton", consacré aux problèmes de circulation de la Ville de Luxem-bourg et mettant en évidence ?les dangers découlant de la non-observation des règles fondamentales de la circulation."' Après avoir étudié le projet de Leclère, la commission de la circulation le ?recommande chaleureusement"' au Collège échevinal. Ce dernier autorise Marcel Cahen à. entamer des négociations avec le cinéaste luxembourgeois en vue de la réalisation d'un film consacré aux dangers de la circulation. En novembre 1937, Leclère rencontre les membres de la commission de la circulation pour la première fois et à peine un mois après, il leur soumet une première ébauche du scénario. Tout en ayant des idées très précises sur le contenu et la forme du film, René Leclère est prêt accepter ? toutes les rectifications, ajoutes et modifications que Marcel Cahen, les membres de la Commission de la Circulation ou les membres du Conseil communal pourraient désirer."' Leclère remet ensuite en janvier 1938 un scénario «définitif» ainsi qu'un premier devis. Le budget du film, intitulé entre-temps ?Circulez", s'élève à 40.000 ou 50.000 francs pour une durée de 15 à 20 minutes. En dépit de la ?dépense qui peut, à première vue, paraître élevée", la commission de la circulation adopte le scénario de ?Circulez" à l'unanimité en février 1938 et ?recommande sa réalisation au Collège échevinal"», tout en proposant aux édiles de la Ville d'intervenir auprès du Gouvernement afin que celui-ci participe aussi au financement du film. L'intervention du Gouvernement serait justifié entre autres par ?la haute valeur éduca-trice" et ? touristique"' du film. Les commanditaires du film ont des idées précises sur son contenu: ?Der Film soll aufklä- rend wirken nicht nur far die Bürger der Stadt, sondern für die Bevölkerung des ganzen Landes, damit dieselbe sowohl draußen bei sich selbst als auch, wenn sie zur Stadt kommt, in jeglicher Hinsicht Bescheid wisse."» Les membres de la commission de circulation insistent aussi sur le potentiel de ?propagande touristique"» d'un tel film. Ils estiment que ?Circulez" pourrait consti-tuer en cas de projection à. l'étranger ?une sérieuse réclame pour la ville'. René Leclère de son côté, n'a pas de problème avec une telle approche: ?Dans l'intérêt touristique il y a lieu de placer les différentes scènes dans des cadres très pittoresques de la ville avec vue sur les points les plus beaux des environs de la ville."' René Leclère (1890-1955): le premier cinéaste professionnel luxembourgeois 23Le Collège échevinal ne tient cependant pas compte des recommandations de la commission de la circulation et se prononce en mars 1938 contre la réalisation du film ?en raison d'un prix de revient trop élevé."' Leclère, dont la patience a été mise â. rude épreuve et qui a déjà investi beaucoup de temps, d'énergie et même d'argent dans le projet, ne cache pas sa déception dans des lettres à son ami Cahen. En fait, le refus du Collège échevinal plonge Leclère dans une situation embarras-sante. Après la décision unanime de la commis-sion de la circulation d'accepter le scénario, il avait cru ?pouvoir espérer avoir du travail pendant les mois du printemps."' Ayant refusé plusieurs projets en France et en Belgique il se trouve maintenant dans une situation financière précaire. Les remarques adressées dans une lettre personnelle à son ami Marcel Cahen à. propos de deux films de publicité français qu'il avait refusés pour pouvoir faire ?Circulez" sont à cet égard très significatives: ?oh... ce n'est pas grand chose... mais enfin comme on n'est pas riche, je me contente de ce que je trouve." 18 La position financière et professionnelle de René Leclère ne lui permet donc pas d'aban-donner complètement le projet. Il n'a pas d'autre choix que de faire des concessions au niveau budgétaire. Il propose de réduire la longueur du film (de 500 m à. 250 m) en ?modifiant légère-ment la trame"» et de supprimer les scènes d'intérieur ce qui lui permettrait d'économiser la location des projecteurs, tout en insistant que ?même dans une version réduite (...) le film aura toutes les qualités artistiques voulues."2° Fin mars 1938, la commission de la circula- 24 tion recommande ?chaleureusement"' la nou-velle proposition au Collège échevinal, qui tarde pourtant à prendre une décision. La lenteur des rouages administratifs de la Ville est loin d'arranger le cinéaste luxembour-geois, confronté aux problèmes de disponibilité de son chef opérateur attitré, Marcel Grignon ainsi qu'à une hausse imminente du prix de la pellicule. Enfin le 6 mai 1938, l'obstination de Leclère se révèle finalement payante. Le Collège éche- vinai se dit prêt à ?supporter la moitié des frais de réalisation? du film ?mais seulement jusqu'à concurrence de la somme de fr. 10.000.-"" Heureusement pour Leclère, l'Etat est d'accord pour participer d'une manière substantielle au projet. Le ministre des travaux publics, René Blum, accorde aussi la somme de 15.000 francs ?comme part contributive de l'Etat aux frais de Marcel Grignon on action a la ,,Schueberfouer" BecieniSe, Zahl TOTEN und NtRLETZTEN desNizr41--- isugemburg jc*re 19,,e Witte DL' 110)39 oodi dabet ? confection d'un film contre les dangers de la circulation moderne."" Le budget final de ?Circulez" s'élève donc finalement à. 25.000 francs luxembourgeois. En dépit de sa participa-tion minoritaire, le film reste la propriété de la Ville, mais le Gouvernement se réserve le droit de projeter le film dans les autres localités du pays. Le tournage du film a lieu fin juin/début juillet 1938. La post-production s'étend sur plusieurs mois. La synchronisation a lieu à Paris en novembre de la même année et le film terminé est présenté à. la presse en février 1939. Partant de l'idée qu'il faut être ?instructif sans ennuyer", Leclère a introduit dans son film des scènes de ?fiction" â. caractère humoristique, voire burlesque. Les parties à. caractère éducatif sont reliées par des séquences mettant en scène les mésaventures de deux provinciaux qui arri-vent en ville avec leur vieille voiture (?dasälteste noch im Lande sich befindende Automodell"") et qui, à. cause de leur inexpérience et de leur maladresse, sont confrontés à. toutes sortes de problèmes. Les rôles des «ploucs» sont inter-prétés par Hary Haagen et Auguste Donnen, deux des vedettes les plus populaires du théâtre comique luxembourgeois de l'époque, connues entre autres grâce à leurs performances dans les opérettes comiques d'Emile Boeres. René Leclère met en scène les comporte-ments irréfléchis, négligents ou inattentifs des usagers de la route (piétons, automobilistes, vélo- et motocyclistes). Afin de renforcer l'im-pact du film, le cinéaste procède â. la reconstitu-tion d'accidents ou de situations dangereuses à. l'aide d'acteurs et de figurants. La séquence d'ouverture met ainsi en scène une femme renversée par une voiture, l'attroupement des badauds ainsi que l'arrivée de l'ambulance. Le fil conducteur de ?Circulez" est constitué par le célèbre speaker radiophonique Léon Moulin, à la voix grave et chaude. Filmé devant une voiture de retransmission de Radio Luxem-bourg, il commente en luxembourgeois les diffé-rentes scènes reconstituées et rappelle aux spec-tateurs les principaux règlements du code de la route. Le film s'adresse à tous les usagers de la route, mais surtout aux enfants. A plusieurs reprises, la bande insiste sur les dangers spéci-fiques auxquels sont confrontés les plus jeunes usagers de la route. Dans une mesure plus importante que dans ses autres films, Leclère s'aventure hors des sentiers battus pour ce qui est de la forme. Ainsi, il a recours à. des figures de style auxquelles le spectateur moyen luxembourgeois de l'époque n'est guère habitué: caméra subjective et cadrages obliques ainsi qu'un grand nombre de contre-plongées expressionnistes. Le montage encore plus serré que d'habitude est parfois â. la limite du frénétique et ne fait pas toujours l'unanimité. Ainsi le «Luxemburger Wort» reproche au film d'être trop rapide et confus. ?Die Aufgeregtheit der Bilder" et ?die fast verwirrende Sichtfolge"" le rendraient incom-préhensible, notamment pour le public ciblé, celui des enfants. OHM AGIT U Rappelez. - VCUS le nombre cies Mop- et desEn dépit de son sujet, ?Circulez" est un film plutôt léger. Outre les intermèdes comiques, le ciel dégagé (mis en valeur grâce aux nombreuses contre-plongées), la ville radieuse et ensoleillée ainsi que les rues et les boulevards presque vides (la circulation est beaucoup moins dense qu'au-jourd'hui) et une bande musicale rythmée et enjouée créent une véritable ambiance estivale. L'accueil global du film qui est projeté dans plusieurs salles du pays au début de 1939, est cependant plus mitigé que pour les productions précédentes de Leclère. On reproche ?Circulez" de ne pas être à la hauteur de ses ambitions. Certains estiment qu'en tant qu'outil pédagogique, le film de Leclère ne fonctionne pas:? Der Regisseur versteifte sich all zu oft auf das rein Schauspielerische, vergaß dabei ganz, daß es sich hier mehr oder weniger um einen ausgesprochenen Lehrfilm handeln soll, der uns in eindrucksvollen Bildern die Gefahren und Vorschriften vor Augen führen soll, die jeder Bürger zu achten und zu befolgen hat."" L'«Obermosel-Zeitung» estime qu'en vue du résultat, le film a coûté trop cher et qu'on aurait pu dépenser cet argent à des fins plus utiles. Pour ce qui est de sa vocation pédagogique, ?Circulez" ne correspond pas non plus entière-ment aux attentes du «Luxemburger Wort»." Les séquences humoristiques qui avaient déjà provoqué des discussions au sein du conseil communal ne font pas non plus l'unanimité dans la presse du pays. Le quotidien libéral «Ober- mosel-Zeitung» est particulièrement sévère avec le choix de Leclère d'intégrer des situations comiques dans une production aux ambitions pédagogiques: ?Der Film ist doch bestimmt nicht als Fastnachtsunterhaltung gedacht und die Trachten, mit denen unsere Nationalkomiker Donnen und Haagen (ganz famos trotzdem), hier auftreten, waren vor 10 und 12 Jahren Mode, heute aber?! Hier wird beinahe bewußt der Hauptzweck des Films (ungenügende Kenntnis der Landbewohner von den Verkehrs- vorschriften) ins Lächerliche gezogen und statt unsere Jugend zu belehren, wirken gerade diese Szenen dahin, die Kinder herzhaft lachen zu lassen." " Le «Luxemburger Wort» pour sa part, apprécie justement les ?humoristische Einschieb- sel, in denen August Donnen, (...) und Hary Haagen ergötzliche Rollen spielen." " Evy Friedrich, critique au «Escher Tageblatt» et assistant de Leclère sur ?Circulez", est prêt accepter une partie des reproches, tout en souli-gnant que certaines faiblesses sont essentielle-ment dues au fait qu'il a fallu réduire la durée du film de moitié pour des raisons de budget: ?Hätte der Film die doppelte Länge erhalten können, so wäre er bestimmt vollständiger geworden und hätte bestimmt nachhaltiger wirken können."" Pour ce qui est de l'intérêt touristique du film, les réactions sont plus positives: ?Ein Meis-terwerk der Propaganda für die Felsenstadt Luxemburg C...) Da sind Aussichten und Aussch-nitte von Aussichten der Stadt und deren Umge- gend, wie sie ganz sicher noch nie bei uns im Bilde festgehalten worden ist"" René Leclère, personnage aux talents multiples, peut réellement être considéré comme le principal pionnier de la création cinématogra-phique professionnelle au Luxembourg. Sans les documentaires de René Leclère, nous ne disposerions que de très peu de docu-ments cinématographiques de qualité (filmés en 35 mm) du pays et de la ville de Luxembourg datant des années 30 et le patrimoine cinémato-graphique luxembourgeois de la période d'avant-guerre serait en effet passablement modeste. Paul Lesch Pour de plus amples informations sur le premier cinéaste professionnel luxembourgeois, nos lecteurs peuvent se référer au livre ?René Leclère. Pionnier du cinéma luxembourgeois" de Paul Lesch et à. la vidéo-cassette rassemblant sept documentaires de René Leclère, éditée par le Centre national de l'audiovisuel. Notes: ') Roland Pinnel, Histoire sommaire du tourisme luxembour-geois, Luxembourg 1989; ') id; ') Le premier film de propagande touristique luxembourgois important date de 1926: ?Luxemburg, Stadt und Land", réalisé par la «Harry Hasso Filmgesellschaft.; ") 'Luxembourg., 15/16 mai 1937; ') Archives de la Ville de Luxembourg, dossier 100a/5/37 (lettre du 25 juin 1937); id.; ') Archives de la Ville de Luxembourg, dossier 100a/5/37 (lettre du 10 février 1938); ') id. (lettre du 4 février 1938); id. (rapport de la séance du 8 février 1938); '') id. (lettre du 8 février 1938); '1) id. (15 février 1938); Marcel Cahen au Conseil Communal, le 27 juin 1938 (Bulletin communal 1938); 1') Archives de la Ville de Luxembourg, dossier 100a/5/37 (lettre du 17 février 1938): ') id. (lettre du 8 février 1938); 1') id. (lettre du 15 février 1938); 1') id. (lettre du 18 mars 1938); 1') id. (lettre du 20 mars 1938); 1') id. (lettre du 9 mai 1938); 19) id. (lettre du 18 mars 1938); ") id. (lettre du 20 mars 1938); ") id. (extrait du registre aux délibérations de la commission de la circulation/séance du 22 mars 1938). '2) id. (lettre du 6 mai 1938); ") id. (lettre du 1" juillet 1938); ") Archives de la Ville de Luxembourg, dossier 100a/5/37 (lettre du 22 décembre 1937); ") .Escher Tageblatt., 10 juin 1938; 26) Auxemburger Wort., 27 février 1939; ") «Obermosel-Zeitung., 28 février 1939; ") ?Sodag sich das Ganze kaum als Lehrfilm, eher als Versuch oder Einführung in die Schule des Verkehrs (und auch als solche nur mangelhaft) vorstellen dürfte." («Luxemburger Wort., 27 février 1939); ") «Obermosel-Zeitung., 28 février 1939; «Luxemburger Wort., 27 février 1939; ") .Escher Tageblatt., 3 mars 1939; ") «Escher Tageblatt., 28 février 1939. «Partant de l'idée qu'il faut être 'instructif sans ennuyer', Leclère a introduit dans son film des scènes de 'fiction' à caractère humoristique, voire burlesque.» 01111511e, 25


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