30/06/1989 15:15 Alter: 29 yrs

Nouveau Théâtre : Ad multos annos

Kategorie: 31/1989 - Gasperich 31/1989 - Gasperich
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Nouveau Théátre: Ad multos annos Lors de la soirée d'ouverture, de gauche a droite: Le directeur Ferdy Reiff et l'architecte Josy Kons avec leurs épouses. Le groupe de travail chargé de l'organisation du chantier au début des travaux, de gauche à droite: Josy Kons, Henri Beck, Alain Bourbonnais et Eugène Schmit La ville de Luxembourg ne pourrait jouer un rôle aussi impor-tant dans la vie culturelle de notre pays sans le Nouveau Théâtre qui a été sa contribution la plus importante â la commémoration du Millénaire de 1963. A cause de son architecture origi-nale qui est bien de notre temps et de son implantation parfaitement réussi, le théâtre est devenu un des plus beaux bâtiments de la ville. Ses habi-tants l'ont adopté, ils en ont fait ?leur théâtre" et ne pourraient plus imagi-ner leur ville sans lui. C'est donc â bon droit que le 25e anniversaire de l'inauguration a été célébré avec solennité. Ceux qui comme moi ont parti-cipé directement à la réalisation du théâtre ont vu dans ces cérémonies un rappel des fêtes grandioses de l'inau-guration, dont ils se souviennent avec une fierté légitime. N'avaient-ils en effet pas réussi â assurer l'achèvement du bâtiment dans les délais prévus et cela en dépit des difficultés inatten-dues auxquelles avait donné lieu le départ précipité de l'architecte dési-gné, M. Alain Bourbonnais, lauréat d'un concours international? Il avait abandonné le chantier, les travaux de construction battant leur plein, au début de novembre 1962, fermant son agence â Luxembourg et emportant bonne partie des projets de construc-tion. Il ne s'agit pas ici d'approfondir ces problèmes et encore moins de vouloir fixer les responsabilités enga-gées. Encore est-il que le chantier de_ . n construction parcourait une phase extrêmement difficile, la continua-tion des travaux risquant d'être com-promise. Dans ce contexte, je m'en vou-drais de ne pas rappeler les mérites exceptionnels de l'architecte de la ville d'alors, M. Eugène Schmit et ceux de son adjoint M. Joseph Kons qui avait été engagé en mars 1962 pour l'assister sur ce chantier impor-tant. Ce fut M. Kons qui prit la relève de l'architecte désigné et qui assurait l'achèvement de l'ouvrage, lui don-nant cette présentation remarquable que nous connaissons. Ensemble avec M. Schmit et sous l'ascendant de l'échevin du ressort, M. Georges Reuter, il est parvenu â 'mener à bien la tâche qui lui avait été confiée. Il a bien mérité du théâtre de la ville. Ayant pris la succession de son prédécesseur le 23 mars 1970, il est décédé le 21 juin 1979, âgé seule-ment de 52 ans. Henri Beck Abschied von der Frau am Klavier Dancy -t Ob Edith Piaf, Zarah Leander oder Lili Marleen, d'Meedehe Göt- zen oder De Kanoneier, Dancv, die stadt- und kmcibekannte Pianistin mit der rauchigen Stimme, ließ sich nie lange bitten: Sie spielte und sang, was die Leute hören wollten, oft bis in die frühen Morgenstunden. Eigentlich hieß sie Hortense Haas, wurde 1904 auf Limpertsberg geboren und besuchte bereits als 12jahrige das Luxemburger Musik- konservatorium, wo Fernand Mertens ihr überdurchschnittliches Talent ent- deckte und sie ermutigte, in Brussel weiterzustudieren. Dort wurde sie Meisterschülerin beim damals sehr bekannten Professor Bosquet und sang alsbald die Carmen im Theatre La Monnaie, gab Bach- und Chopin- Konzerte, verblüffte mit Liszt- und Beethoven-Sonaten oder trug mit ihrer schönen Sopran-Stimme Schu-bert-Lieder vor. In den dreißiger Jahren und bis zum Ausbruch des zweiten Weltkrie- ges lebte sie in Paris, lernte die Piaf, Luis Mariano und Maurice Chevalier alier kennen, mit denen sie auch zusammen auftrat. Mit Pablo Casals ging sie auf Europatournee, und in ihren letzten Pariser Jahren spielte sie lm Studio Etoile. Der Krieg unterbrach ihre Auslandskarriere, und persönliche Schicksalsschläge ? ein Augenleiden, eine Stimanbandentzündung (die aus dem Sopran einen Bariton à. la Zarah Leander machte), der tragische Unfall- tod des Vaters - waren die Ursache dafür, daß sie ab Mitte der fünfziger Jahre hierzulande regelmäßig in Bistrots und Szenekncipen für Stim- mung sorgte: zuerst bei Blom 's Marre- chen in der Allée Scheffer, bei Tony Tintinger im Escher Pourquoi Pas, in der Limpertsberger Taverne Henri VIL aber N'Or allem und am längsten inn Cate des Artistes in Stadtgrund, dem sie die Treue hielt, bis Alter und Krankheit - ei ne fast Erblindung ? ihren endgültigen Tribut forderten. Dancv starb am vergangenen 27. Mai, in ihrem 86. Lebensjahr. r.cl.


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