30/09/1990 17:12 Alter: 28 yrs

Trésors du Musée Pescatore

Kategorie: 35/1990 - Busse 35/1990 - Busse

?Le portrait est la représentation d'un etre humain qu'il est possible d'identifier en mettant en k'n idCI1CC ses particu-larités physiques OU morales. Cette représentation est le plus sous eut centrée sur le isage. Dès l'Antiquité la tète du SOU'. cram n fut frappée SU r les pieces monétaires. [art nu-mismatique a dés eloppé ainsi la pratique du portrait qui exige le sens de robsers ation, la liait mise de la technique Pierre Codde, exclusis entent portraitiste et peintre de genre, a travaillé pratiquement toute sa s ie a Amsterdam. Parce qu'il a terminé en 1673 ?I,a Compagnie du Capitaine Read" laissé inachevé par Frans Mals il passe pour un des nombreux élèves du célèbre portraitiste auquel il doit beau-coup, comme ranimation du tableau et la fraicheur des co-loris. Par contre ses draperies sont influencées par Palame- des et Van D\ 'fout en travaillant aussi de temps a autre a la Hase et Les de c'est i Amsterdam qu'il a occupé SUI- la scène artis-tique Urie place de premier choix. D'ailleurs il compte parmi les plus grands peintres de tableaux de société dans la pre-mière moitié du 17 siècle. II sait combiner de manière extra- odinaire la description d'int4.-q-ieurs et le portrait de grou-pes: grandes réunions autour d'une table ou a l'occasion d'un bal. Mais il sait placer aussi dans leur cadre respectif soldats qui festoient, clients d'auberge, bourgeois et ména-gères. Ce qui attire le regard c'est la qualité du rendu des détails et des vétements. AN CC habileté il salie les attitudes Trésors du Musée Pescatore Pierre Codde Amsterdam Il décembre 1599 - 12 octobre 1678 emplosée et rintéret pour l'homme dans sa singularité. 1' portrait peint suit résolution sis listique en général et celle des conceptions historiques et philosophiques. Dé-daigné par rage roman il s'impose de plus en plus. Le 17' siècle, SOLICiellx ? sei caracteres et sentiments, voit se dés elopper le portrait d'apparat et le portrait de groupe. Au siècle suis ant apparait le portrait de geil re. des personnages. hie spontanéité remarquable se dégage de ses cens res. Codde a peint également un grand nombre de portraits indis iduels de petit format, si près de la réalité qu'il pour-rait de nos jours étre considéré comme photographe. le Musée Pescatore possède de Codde deus portraits acquis par Jean-Pierre Pescatore lors de la veilLe Van Nagell s? an Ampsen a La I Lise en 1851. 11 s'agit chaque fois d'un ovale présentant l'un le portrait d'un homme, l'autre celui d'une femme. Nous ignorons les noms des personnes repré-sentées. Se connaissent-ils? S'agit-il d'un couple? On la lumière ambiante loin d'animer les personnages met surtout en s aleur les cols blancs et les mains tout en accen-t Liant encore das mitage la froideur pros oquée par les contrastes du noir et du blanc. la pourtant il nous parais-sent si s is ants. On a l'impression qu'ils ont quelque chose a nous dire, .a nous raconter. ieorette Ilisdorff&Al Certains soirs d'été, les amateurs de cuisine chinoise attablés a la terrasse dans l'agréable cour intérieure du Diedgen. a l'extrémité est de la Grand-rue, voient sou-dain des grappes de personnes surgir des tréfonds de la cour. A y regarder de près, on remarque dans un coin un escalier escarpé, aux mar-ches en pierre irrégulière qui descend vers des caves que l'on soupçonne profondes. 11131 ? - tortueuses sinon visies. Ce soe,, Lut fondations enLheyi 4rees (LuRiennes rum- sons aspdrues. de restes de mur, ulle;) rrr maçonner le belle p eec doree . les pue l'historie d'un lieu de renr,outnr u une des portes de I ,inuen rempuit oll ,ririva ent et nou parthent dutiefois les voydi)t-qu, les commewants, les soldas. let, saltImbdu-ques et los (Alt,intr, de ld bdlle BEN F"" LE THEATRE DU CENTAURE UNE AVENTURE ET UN PARI r: 1 C'est la qu'est installé depuis 1985 Ie Theatre du Centaure, fonde en 1973 par Philippe Noesen, U l'époque on le théâtre luxembourgeois sortait des limbes et prenait son essor. Avec sa troupe, l'ancien pension-naire de la Comédie Française a joue un rôle essentiel dans l'émergence d'une activité theatrale propre au Luxembourg qui aspire et accède au niveau professionnel compara-ble a celui atteint dans les grandes villes étrangères. C'était et c'est toujours une aven-ture. par la recherche sans cesse recom- mencee de nouveaux auteurs, acteurs, met-teurs en scene et collaborateurs de toute SO rte. C'e,tait, et c'est toujours un pari, a cause des moyens matériels aléatoires, de l'exiguite du public et de la mentalité sou-vent ett jouée du milieu ambiant. Mais cette aventure dure depuis 17 ans, malgré tous les avatars, et a voir l'éner-gie et l'enthousiasme de ses animateurs, elle n'est pas près d'être abandonnée. Le pari, quant a lui, a été plus d'une fois gagné tant les succès ont été nombreux, tant la reconnaissance, au Luxembourg comme l'etianger. unanime et encourageante. ma Ani147-.,ACOMMENT FAIRE VIVRE UN THEATRE INDEPENDANT DANS UN PETIT PAYS Le Théâtre du Centaure, c'est une troupe et c'est une salle. Les deux sont des- ormais inséparables. Le lieu, au coeur de la ville, signale la volonté d'animer un quartier de la ville qui se vide le soir. S'implanter â cet endroit, c'est encore s'enraciner dans une terre ancienne, reconquérir la ville pour l'aventure commune qu'est le théâtre pour les artistes comme pour les spectateurs. Et c'est avec enthousiasme que les membres du Theatre du Centaure ont investi leur tra-vail dans l'aménagement de ce lieu simple, voire rudimentaire quant aux équipements, si different des lieux de culture officiels, aux fauteuils profonds et moelleux, aux équipe-ments sophistiques. Les spectateurs trouvent nombreux le chemin de la cave du Dierfgen, où se sont données la saison dernière 147 representa- tions pour quatre créations. Souvent, le Theatre du Centaure arrive a jouer une piece une trentaine de fois, avec chaque soir une salle qui fait le plein des 70 places. Mais cha-que pièce ne remporte pas le même succès populaire que p.ex. la pièce anti-drogue ,.Fresch bestued" de Ernst Binder et Jean- Paul Maes, même si toutes les créations du Theatre du Centaure ont reçu la saison pas- see un accueil enthousiaste de la part de la critique Les responsables se posent évidem-ment des questions sur la façon de susciter un public nouveau, plus nombreux et plus fidele On admet généralement qu'un pour cent de la population est susceptible d'aller au theâtre, ce qui ferait un public potentiel de 3.000 a 4.000 spectateurs pour le Luxembourg. Même en supposant que ce public peut être élargi, il est au départ très restreint et ne peut de toute façon pas être mobilise en entier pour chaque nouvelle pièce. De la sorte, chacun, dans ce petit théâtre indépendant, sent donc la responsa-bilité d'entraîner des spectateurs, par son travail et son enthousiasme. LE PRIX DE L'INDEPENDANCE Aujourd'hui, aucun théâtre ne peut plus fonctionner sans un minimum de moyens. C'est affaire de niveau artistique, mais c'est aussi l'exigence du public. Cependant, les budgets dérisoires par rap-port a ceux des spectacles montés dans les théâtres étrangers révèlent l'importance du bénévolat. Sur un budget de 500.000.- à 700.000.- pour une création, il faut payer un metteur en scène qui reçoit environ 50.000.- pour un travail long et ardu, très onéreux quant au temps engagé et â la dis-ponibilité requise. C'est un salaire très en- Thierry Van Werveke et l'enfer de la drogue: ,Frésch bestued" de Binder-Maes (dans une mise en scène de Jean- Paul Maes.) dessous du salaire minimum pour un acte de création extraordinairement complexe. Ensuite, de plus en plus d'acteurs luxem-bourgeois vivent de leur travail de comédien, tout comme certains professionnels respon-sables des décors, des costumes et de la technique. Si l'on y ajoute la gestion de la salle ainsi que celle des fonds de costumes et de décors, la publicité, les droits d'au-teurs, on comprendra facilement que le bud-get annuel sur lequel fonctionne le Theatre du Centaure et qui atteint 3 millions cette année, constitue un minimum vital. Encore convient-il de relever que les tarifs a Luxem-bourg sont tres en-dessous de ce qui est normalement payé a l'etranger. Le public malgré le succes constant que rencontrent les activités du Theatre du Centaure, ne contribue que pour une faible part a ce budget. Il faut donc trouver ailleurs le mécénat de la BIL et l'apport du Fonds Culturel National permettent d'assurer la continuité du travail. Cependant, a la longue va se poser de plus en plus le problème du professionnalisme, dans ce theatre prive comme dans les salles publiques Au Thea-tre des Capucins, des sommes relativement importantes sont engagées pour la creation théâtrale par la Ville, et c'est bien ainsi. Cependant, les deniers publics ne devraient-ils pas voler au secours d'un petit théâtre libre et indépendant comme le Cen-taure qui a apporte la preuve de son sérieux ceux de la Ville, ne serait-ce que pour hono-rer l'extraordinaire travail d'animation dans une partie de la ville dont se retire la vie le soir, ceux du ministère des affaires cultu-relles pour soutenir une creation theatrale indépendante? L'ORIGINALITE DU THEATRE DU CENTAURE Cependant, malgré l'extrême limi-tation des moyens, malgré les soucis mate- riels constants, le Theatre du Centaure est un théâtre heureux. Non seulement a cause de cette belle salle où l'on se sent a l'aise. ?Le Dierfgen est un outil merveilleux pour faire du théâtre", dit Marja-Leena Junker, la directrice administrative et avec Philippe Noesen la cheville ouvrière du Centaure Mais encore a cause de la conscience d'avoir choisi le bon cap et de le maintenir. Le Théâtre du Centaure a toujours voulu une programmation diverse et auda-cieuse. ,Il faut prendre des risques, dit Phi-lippe Noesen, et éviter de faire des conces-sions sans renoncer pour autant aux specta-cles populaires." A ce propos Philippe Noesen s'est expliqué clairement lors du 15', anniversaire de la troupe; rappelant qu'elle a créé 56 piè-ces en 15 ans. ?...le chiffre global ne rend pas compte des intentions exactes des anima-teurs. Il est utile de signaler que le choix des pièces n'est pas le fait du hasard, mais cor-respond a une volonté d'animation dans trois directions principales. La première, liée a la territorialité, concerne bien entendu les auteurs luxem-bourgeois: nous avons créé 17 pièces d'au-teurs autochtones... Etant donné l'exiguité du territoire national, il n'était pas possible de fonder tout un répertoire sur les seuls auteurs luxembourgeois. Notre troupe a par ailleurs une vocation essentiellement fran-cophone, aussi avons-nous consacré notre deuxième axe de creation aux jeunes auteurs français: Jeannine Worms, Claude Prin, Gilbert Léautier, Guy Foissy, Jean- Michel Ribes, Jean-Pierre Amette, Marc Phéline, Eric Westphal, Jean Tardieu, Denise Chalem, André Frère... Nous avons orienté le troisième axe en direction de la jeunesse: théâtre pour enfants et animations-représentations pour adolescents. Pour les enfants nous donnons chaque année un conte (adapté pour la scène par Jemp Schuster), précédé d'une dizaine de séances d'initiation au théâtre... Pour les adolescents nous avons monté les grands auteurs classiques ou modernes (de Molière à Beckett) et nous les avons joués directement dans tous les établissements d'enseignement secondaire et technique du pays .. Le programme pour la saison 1990- 91 permet de constater la permanence de ces objectifs. Philippe Noesen reprend sa mise en scène des merveilleux ?Exercices de style" de Raymond Queneau, avec une distribution belgo-franco-luxembourgeoise (deux Français. Olivier Aromatono et Jean- Paul Bissieux, deux Belges: Marie-Ange Large et Brigitte Baillieux, deux Luxembour-geois. Serge Tonon et Isabelle Costantini) exemplaire pour le travail du Centaure qui consiste à fournir un banc d'essai à des élè-ves du conservatoire, à les mettre devant un vrai public, à leur faire côtoyer de vrais pro-fessionnels du théâtre. Rappelons à cet égard que le Théâtre du Centaure a révélé de nombreux acteurs et metteurs en scène. Pour n'en citer qu'une: la critique a unanime-ment acclamé les performances de la toute jeune Myriam Müller en 1988 dans ?Agnès de Dieu", puis en 1989 dans ,Soudain l'été dernier". De la sorte, le Théâtre du Centaure est devenu indispensable pour le travail des élèves des cours d'art dramatique des conservatoires alors que les troupes y trou-vent des talents nouveaux, un réservoir sans cesse enrichi de comédiens et de metteurs en scène. Le programme à venir propose encore des auteurs connus, mais aussi des découvertes à côté de O'Neill, Sheppard et Duras, le jeune auteur canadien Michel Tremblay, d'ailleurs servi à Luxembourg par son compatriote Vincent Marcotte dans une mise en scène de Philippe Noesen. DES CONTACTS INTERNATIONAUX Le tour d'horizon ne serait pas complet si nous ne relevions pas la volonté ,,f) du Théâtre du Centaure de rayonner à l'étranger avec les créations luxembour-geoises. Ainsi, Marja-Leena Junker a joué 137 représentations de la ?Voix humaine" de Cocteau à l'étranger, dont une centaine à Paris et le reste en province et à l'étranger. Les négociations sont en cours pour co-pro- duire ?Agnès de Dieu" avec le Théâtre du Tourtour de Paris où Myriam Muller est en train de poursuivre ses études d'art dramati-que. La pièce de Jean-Louis Curtis serait à cette occasion éditée à Actes-Sud, et le Centaure ferait sa promotion dans la capi-tale française avec cette production qui a connu un grand succès à Luxembourg. Mais là encore, c'est une affaire d'argent. II faut trouver de l'argent pour la publicité, pour les acteurs, même si le Théâtre du Tour- tour met à la disposition sa salle, ses techni-ciens, etc. Quant à la pièce de Michel Trem- blay, des projets existent pour la jouer en France et en Belgique, voire, avec l'appui de la délégation générale du Québec au Cana-da. Belles perspectives, signes d'une indis-cutable santé de cette entreprise théâtrale mais aussi exigence toujours plus grande pour les artistes comme pour les adminis-trateurs et le comité infatigable, présidé par Roger Linster. Car cette entreprise qui dure depuis 17 ans ne se complaît pas dans les succès passés. Si l'on pense que le Théâtre du Cen-taure a pris un bail de 20 ans pour la location du Dierfgen, on mesure qu'il s'est installé dans la longue durée et que l'on voit loin, dans les sous-sols de la vieille ville... Le comité du Théâtre du Centaure se compose de Pierre Bodry, Marja-Leena Jun-ker, Nico Lessyn (suppléant), Roger Linster (président), Barbara Muller, Philippe Noe- sen, Roger Seimetz, Paul Trierweiler, Marie- Paule von Roesgen, Guido Tomassini, Reine Léon (suppléante). Théâtre du Centaure SALLE ?AM DIERFGEN" SAISON 1990-1991 HUGHIE d'Eugene O'Neill mise en scène: Eva Paulin à partir du 6 décembre 1990 Une pièce de théâtre d'enfants par Jemp Schuster en janvier 1991 L'AMOUR SAUVAGE de Sam Sheppard mise en scène: Conny Scheel en février 1991 LA MALADIE DE LA MORT de Marguerite Duras mise en scène: Anne Saint-Mor LA DUCHESSE DE LANGEAIS de Michel Tremblay mise en scène: Philippe Noesen (ces deux dernières pièces à partir de mars - avril 1991)


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